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Utilisation de primates

Mettre fin aux expériences sur les primates

Plus de 10.000 primates sont utilisés pour l’expérimentation chaque année dans l’UE à cause de leur similitudes génétiques avec les humains – mais ce sont précisément ces similitudes qui rendent leur souffrance et leur utilisation tellement injustifiables.

Intelligents, sociables et possédant des besoins complexes, les primates sont l’objet de nombreuses expériences pénibles et intenses, subissant par exemple des chirurgies invasives du cerveau. Pourtant, bien qu’ils soient semblables à nous sur de nombreux points: la souffrance, la peur et la douleur, la terrible ironie est que les autres primates ne sont pas suffisamment semblables à nous pour fournir des modèles fiables pour des maladies humaines. La combinaison des techniques scientifiques de pointe et des approches plus progressistes fournira des résultats beaucoup plus prédictifs, coûtant moins cher finalement et bien sûr, sera beaucoup plus respectueuse du bien-être animal que les tests effectués sur les primates.

Au 21ème siècle, nous avons la responsabilité de faire mieux. Il est tout à fait possible de mettre fin à l’expérimentation sur les primates s’il y a suffisamment de volonté politique et un leadership fort et stratégique. Nous sommes à un point critique. La révision actuelle de la Directive 86/609 [link] qui gouverne la recherche animale dans l’UE est en train d’être revue. Cela nous offre une occasion unique de mettre fin à l’utilisation de primates pour l’expérimentation, comme une déclaration de principe. On s’attend déjà à ce que les expériences effectuées sur les grands singes soient exclues par la Directive révisée; la Coalition est d’avis qu’il n’y a pas de raison morale conséquente de s’en tenir là.

Effectuer des expériences sur tous les primates non-humains est injustifiable, scientifiquement douteux, et extrêmement impopulaire. Même le fait de les garder simplement dans un laboratoire pendant des mois ou même des années est un acte profondément inhumain, tant leurs besoins intellectuels, émotionnels et sociaux sont grands.

Faire face au défi

Bien que les arguments moraux soient irréfutables, la Coalition est consciente que les décideurs sont confrontés à certains arguments suggérant l'impossibilité de mettre fin aux expériences sur les primates à l’heure actuelle. Mais ce n’est simplement pas le cas.

De nombreuses techniques de pointe n'utilisant pas d’animaux ont déjà remplacé l’utilisation de primates dans une certaine mesure; d’autres ont beaucoup de potentiel, mais manquent de soutien ou d’investissement. Mais beaucoup des défis qui doivent être relevés ne sont pas d’ordre technologique, mais sont culturel, économique et politique. Comme toutes les expériences sur les animaux, l’utilisation de primates est profondément ancrée dans “la façon de faire les choses”.

Un point crucial: contrairement à ce que certains prétendent, mettre fin aux expériences sur les primates ne nécessite pas de pouvoir identifier des remplacements prêts à l’usage pour chaque type de procédure dans laquelle les primates sont actuellement utilisés. Une panoplie de différentes approches scientifiques et politiques seront en fin de compte plus prédictives, moins chères, et, bien entendu, plus respectueuses du bien-être animal que les tests sur les primates.

Depuis des années, la Coalition et ses organisations membres ont mené des campagnes contre l’utilisation de primates pour la recherche. Nous avons mis en lumière non seulement l’impact choquant des expériences elles-mêmes, mais aussi la souffrance causée par la capture, le commerce et le transport international de primates pour satisfaire la demande élevée des chercheurs.

Nous pensons être maintenant à un moment où on peut changer le cours des évènements. En 2007, une nette majorité des députés du Parlement européen a signé la Déclaration écrite 40/2007 appelant à un abandon graduel des expériences sur les primates. Et en 2006, en réponse à la consultation publique de la Commission sur l’avenir de la Directive 86/609, 82% des répondants ont déclaré qu’ils ne trouvaient pas acceptables les expériences sur les primates.

L’Europe doit dessiner les contours d’une vision audacieuse d’une sphère de recherche dans laquelle les expériences sur les primates n’ont plus leur place. Réaliser cette vision demandera certainement des efforts, car il y a une grande résistance de la part de certains dans la communauté scientifique. Mais comme on le voit pour les tests de cosmétiques [link], une fois fixées des limites on constate la venue d’un effort significatif pour développer et utiliser des méthodes alternatives.

La BUAV, membre de la Coalition, a rédigé le rapport suivant qui réfute les arguments de l’industrie et expose une vision pour une Europe sans expériences sur les primates.

Les primates dans la révision de la Directive 86/609

Mettre fin aux expériences sur les primates n’est qu’un domaine parmi beaucoup d’autres dans la révision actuellement en cours de la Directive 86/609, qui offre la meilleure occasion depuis 20 ans de se départir véritablement de l’expérimentation animale en Europe. Pour en apprendre plus, cliquez ici »

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